« Combien coûte un site internet ? » C'est la première question que tu poses. C'est aussi la mauvaise.
Un site n'a pas de prix dans l'absolu. Il a un coût et un retour. Un site à 300 € qui ne t'apporte rien est infiniment plus cher qu'un site à 1 500 € qui te ramène trois chantiers. Voici les trois gammes que tu vas croiser, ce qui les sépare vraiment, et des chiffres réels plutôt que des fourchettes de brochure.
Les trois gammes que tu vas croiser
Le site à 300 € : template ou IA
Deux heures de travail, un modèle pré-fait, du texte généré. Tu obtiens une plaquette en ligne. Elle existe, elle est jolie, elle ne fait rien.
Le problème n'est pas le prix, c'est ce qui n'a pas été fait : personne n'a regardé ce que tes clients tapent sur Google, ni qui sont tes concurrents dans ta zone, ni pourquoi quelqu'un te choisirait toi. J'ai détaillé ce point dans pourquoi je ne fais pas de site à 300 €.
Le site entre 1 500 et 3 000 € : l'indépendant spécialisé
C'est la gamme où quelqu'un prend le temps de comprendre ton métier avant d'ouvrir un éditeur. Recherche des requêtes réelles dans ta zone, structure des pages par service, textes écrits pour tes clients, formulaires pensés pour qu'on te laisse son numéro.
C'est aussi la gamme où le prestataire connait ton secteur. Un paysagiste, un plombier et un couvreur n'ont ni les mêmes saisons, ni les mêmes urgences, ni les mêmes objections.
L'agence, à partir de 5 000 €
Tu paies une équipe, un chef de projet, des réunions. Pour un groupe avec plusieurs marques et un service marketing en face, ça se justifie. Pour un artisan qui veut remplir son planning, tu paies surtout de la structure.
À retenir — la différence entre les gammes, ce n'est ni le nombre de pages ni le design. C'est la quantité de réflexion faite avant d'écrire la première ligne.
Le seul calcul qui compte
Oublie le prix du site deux minutes. Prends ton panier moyen — le montant d'un chantier normal chez toi. Divise le prix du site par ce montant.
Tu obtiens le nombre de chantiers que le site doit te ramener pour se rembourser. Pour la plupart des artisans, c'est entre un et trois. Une fois. Pas par an : une seule fois, et tout ce qui vient ensuite est du bénéfice.
C'est un calcul que tu peux faire ce soir sur un coin de table. Il vaut mieux que n'importe quelle grille tarifaire.
Deux chiffres réels, chez le même client
Edvin est paysagiste. Il a deux entreprises : Sudvert en Belgique, Brovert au Luxembourg. Même métier, même équipe, deux entités parce que la frontière l'impose.
Quand j'ai livré le site belge, il partait de zéro demande en ligne. 74 demandes de devis en 14 mois, sans publicité, sans budget Google Ads. Et 26 de ces 74 ne sont jamais passées par la page Contact : elles sont arrivées par un formulaire posé directement sur la page du service concerné.
Pendant ce temps, son site luxembourgeois — une vitrine classique faite ailleurs — tournait en parallèle. Il n'a pas eu besoin qu'on lui explique la différence : il l'a vue sur son propre planning. 27 jours après la mise en ligne du site belge, il m'a demandé de remplacer le luxembourgeois par le même. Résultat : 33 demandes de devis en 10 mois.
C'est la comparaison la plus honnête que je puisse te montrer. Deux marchés voisins, le même métier, la même équipe, la même période. Une vitrine d'un côté, un site conçu pour générer des devis de l'autre.
La saisonnalité, parce qu'elle existe
Un site ne produit pas un flux régulier toute l'année. Chez Sudvert, l'hiver donne une à deux demandes par mois. De mars à juillet, entre neuf et dix.
Si tu juges un site sur son mois de janvier, tu vas conclure qu'il ne sert à rien. Juge-le sur douze mois.
Ce que je facture, et pourquoi
Trois formules, et rien entre les deux :
- Audit & Plan d'action — à partir de 300 €. Tu as déjà un site et tu ne sais pas pourquoi il ne donne rien. Audit, maquette, plan SEO local, analyse des concurrents, appel de 45 minutes.
- Site qui génère des devis — 1 500 €. Site cinq pages conçu pour la conversion, SEO local, formulaires de devis par service. Garanti : 3 demandes de devis en 90 jours, sinon je retravaille gratuitement.
- Deviens n°1 de ta zone — 3 000 €. Quand l'objectif n'est plus d'exister en ligne mais de passer devant tes concurrents sur ta zone.
Le détail est sur la page tarifs.
À retenir — la garantie est le vrai indicateur. Un prestataire qui s'engage sur un résultat chiffré a fait le travail de recherche en amont. Un prestataire qui ne s'engage que sur une livraison te vend un fichier.
FAQ
Un site à 300 €, ça peut suffire ?
Pour exister en ligne, oui. Pour recevoir des demandes de devis, non. Ce sont deux produits différents qui portent le même nom.
Combien de temps avant les premières demandes ?
Compte quelques semaines pour que Google indexe et positionne les pages. Chez Sudvert, la première demande belge est arrivée dans le premier mois. C'est un bon repère, pas une promesse : ça dépend de ta zone et de la concurrence locale.
Y a-t-il des frais récurrents ?
Oui, et ils sont faibles : l'hébergement et le nom de domaine. Compte quelques dizaines d'euros par an pour le domaine et un abonnement mensuel pour l'hébergement. C'est la seule ligne qui revient.
Faut-il un site si j'ai déjà une fiche Google ?
La fiche te rend visible, le site te rend crédible et transforme la visite en demande. Les deux travaillent ensemble — la fiche seule plafonne vite.
Et si ça ne marche pas ?
Sur la formule à 1 500 €, l'engagement est écrit : 3 demandes de devis en 90 jours, sinon je retravaille le site sans facturer. Écris-moi si tu veux qu'on regarde ta situation avant de décider.





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